Micro THX Bio Fabulatoire

Continuing the discussion from Micro Thx à Zonnklopper:

Nous faisons un point en début de soirée ce mardi 9 novembre avec @jean-baptiste pour fixer la programmation et confirmer les personnes qui nous rejoignent.

THX micro.fabulatoire

Lundi 15 et mardi 16 novembre entre 15h00 et 18h00 puis apéro prévu pour retrouver celleux qui n’auraient pu nous rejoindre dans l’après-midi.
l’adresse est au 23 rue de la verrerie dans l’espace de désorceler suivez le fil ou faites moi signe.

Non Programme du micro-THX notre point de départ, un rendez-vous avec Xav’ CC qui vient en Belgique pour partager son expérience, notamment, sur les questions de la mesure de la polution de l’eau, et les principes de la science citoyenne, qui permettent une réappropriation collectives des questions scientifiques.

Nous vous invitons à nous rejoindre pour fabuler ensemble dans cette notion d’eau, penser quel récits nous raccrochent à cette mémoire qui porte aussi toutes les traces de nos sociétés affolées.

Ensemble nous voulons explorer les mots du jargon scientifique au chaudron de l’univers symbolique

Avant de choisir quel remontage et avec quelles nouvelles finalités, nous décrirons les cannibalismes qui nous entourent.

Pour trouver les espaces de fabulations puissants où nous pourrons fédérer nos énergies et agir par la formulation de nos imaginaires spéculatifs.

Au programme, les 2 après midi des 15 et 16 novembre seront consacrées à la formulation de questions:

  • La classification et les lexiques, de quoi parle-t-on lorsque l’on parle de l’eau.

  • Quels récits pour notre eau industrielle,

Les soirées seront consacrées au partage et à la formulation de possibles espaces de rituels.

Voici quelques question qu’il nous pose:

https://wiki.kaouenn-noz.fr/hors_les_murs:hack2eaux:qualite_eau_de_quoi_parle_t_on

https://wiki.kaouenn-noz.fr/hors_les_murs:hack2eaux:contexte

– You will not find me on corporate centralized social media, try Mastodon natacha@ps.s10y.eu ********************* *************** petites singularités https://ps.lesoiseaux.io https://ps.zoethical.com

https://wiki.kaouenn-noz.fr/ateliers:biofabbing:trans-hack-exploration-kaouenn-noz-2021

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Est-ce qu’une liste indicative de matériel que je peux transporter pourrait aider ?
Si besoin, je peux aussi me rendre disponible ce soir

Bon alors nous nous sommes retrouvés hier avec @jean-baptiste au zk plein d’énergies alors que nous étions bien crevés des choses de la vie et du froid qui vient.

Bref nous avons essayé de placer quelques questions pour les journées à venir.

Une question s’est posée: Comment faire en sorte que la fabulation développe sa puissance d’outil militant. Particulièrement où se situe la puissance du BioFabbing, ll faut faire attention que le récit spéculatif ne nous cantonne pas dans un espace contrôlé qui arrange bien le pouvoir en place.

Du coup se raccrocher à la matérialité, nous venons de passer presque 2 années de discours d’experts phobiques et sanitaires, comment se nettoyer de ces propagandes. Quelques besoins me viennent à l’esprit:
Passer un récit communicable notamment sur la génétique je partage ici le travail d’un.e pote qui “tente de mettre en évidence les liens historiques entre les idées force de la génétique et le contexte politique dans lequel elles ont été formulées”. gen.zip (3.9 MB)

Quel récit pouvons nous mettre en oeuvre pour décoincer la paranoïa qui se construit en ce moment sur la question génétique.

Deuxième problématique l’eau, nous pensons que l’eau au zk n’est pas potable mais nous ne savons pas pourquoi, @XavCC pourrais tu apporter avec toi de quoi tester l’eau, et nous expliquer comment cela fonctionne.

Un rituel qui reconstruit notre lien à l’eau même dans nos friches industrielles.

Est.ce que ces 2 propositions pourraient prendre place au cours de nos 2 après midi de travail?

Un petit Billie Brelok du matin pour se donner du courage, “C’est le bon endroit et c’est le bon moment”
https://billiebrelok.bandcamp.com/track/pertes-fracas

@jean-baptiste le journal rappé de Xuman dont je te parlais hier:

épisode24 spécial feminin:

il y a ici un débat rappé sur l’intervention du Senegal au Yemen

ou celui sur la pauvreté:

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Merci @natacha et @jean-baptiste

Je prends tout cela en compte, avec une priorité sur l’eau et les besoins sanitaires et tests.

Oui, totalement pour ma part !

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Au passage, et parmi bien d’autres ressources et matériels de bio, j’ai commencé un petit « contexte » concernant l’analyse de l’eau et les épistémologies.

super intéressant cette brochure de génétique critique. @natacha tu crois que je pourrais la partager sur la mailing liste d’un hackerspace ou juste l’envoyer à des potes ?

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Entre parenthèses, les éditions d’OFFDEM sont « numérotées » avec des molécules d’oxygène. Ainsi, le codename de la première édition était « eau » (pour H2O, un seul atome d’oxygène), et la seconde « oxygène » (pour O2). La troisième sera « ozone » (O3) et la quatrième, sous forme instable, O4, une forme d’oxygène dense à courte durée de vie—car la dernière centralisée, ou la première entièrement décentralisée ; comme me l’a fait remarquer @natacha, le festival Piksel a également fait ce choix de promouvoir des événements similaires, en proximité, plutôt que de grosses rencontres centralisées, propices au rendement de l’image qu’affectionnent les corporations. Ce mode d’événements en proximité et indépendants les uns des autres, sur un mode stigmergique, fut également l’approche d’IndyMedia et ce vers quoi évolua Le Placard headphone festival, avec une forme permanente et libre d’organisation.

Contrairement à la forme blob qui a été évoquée par ailleurs et qui ressemble plus à une indifférenciation des éléments absorbés, l’évolution vers une permanence de l’individuation « identitaire »—dans le sens de se relier, se reconnaître, se rejoindre—favorise la négentropie, c’est-à-dire la diversité. C’est, pour reprendre la formule alchimique, l’unité dans la diversité, qu’on retrouve également dans l’idée d’archipel ou de fédivers.

Dans « La question humaine » de Nicolas Koltz, l’un des personnages, qui a survécu au nazisme et a vu évoluer la compagnie « L C Farb »—reconnaissance facile avec I.G. Farben, établit un parallèle troublant entre le vocabulaire technique utilisé pour désensibiliser les relations dans le cadre de l’Holocauste, avec les pratiques de « ressources humaines » en usage dans les firmes du néo-libéralisme ; il fait état notamment de la considération de problèmes et de leurs solutions (techniques) qui obstruent la possibilité même de penser, en évitant de poser des questions.

Comme le rappe Rocé « vous avez vos réponses, moi j’ai des questions pour elles ».

En effet, la force du récit est en jeu, et bien entendu cela impose de ne pas se cantonner dans un espace qui arrange bien le pouvoir. (Je paraphrase pour insister sur deux choses : développer la puissance du récit, et le placer hors du terrain du pouvoir.)

Sense8 is fucking queer

En ce sens, la série Sense8 des Wachowskis (tout comme la trilogie Matrix qui l’a précédé) interroge les formes du pouvoir et de la résistance, tout à la fois en replaçant les thèmes de l’asymmétrie, de la violence, de l’action directe (et violente, et spectaculaire) comme mode d’existence du conflit, mais aussi en détournant ces thèmes pour replacer les différences et le relations possibles entre elles, au-delà d’elles, et à travers elles. Sense8. Is. Fucking. Queer. Mais, mais… Pas encore suffisamment.

mais les cannibalismes spéculatifs, ça tue

Je trouve par exemple la proposition de @jean-baptiste à paraître dans Présence Solidaire, « Cannibalismes spéculatifs pour un postspécisme écocentrique » bien plus engagée sur une voie d’auto-critique, un peu comme ce qu’avait pu faire Saul Newman en publiant « Anarchism and the politics of resentment », ou lorsque Chomsky annonce que l’État n’est pas l’ennemi le plus à craindre et peut aujourd’hui être un allié : car les corporations sont des structures fascistes et totalement hors de contrôle.

Ce qui m’importe ici, plutôt que de déballer d’autres références dont nous pourrions passer des jours à discuter, c’est de trouver des points d’accroche à partir de ce qui se manifeste pour construire sur cette idée, cette question qui se pose et à laquelle (seul[1]) le collectif peut répondre.

Et, selon ce que j’entends, ce qui se manifeste, c’est la rencontre d’un lieu—lui-même issu d’une réponse collective à une situation inédite—, et de modes opératoires distincts, peut-être opposés, sans doute tissables : la puissance opératoire technique de la biochimie et la puissance opératoire psychique du rituel ; ces deux modes sont appliqués à l’envers, l’un depuis le lavaboratoire et incognito dans la correspondance[2], l’autre pour affecter magiquement (« désorceler ») la technique financière qui se pose à la fois comme technique (mais elle n’est que probabilité) et économie (mais elle n’est que chrématistique).

Peut-être s’agit-il donc de faire émerger depuis cette situation singulière, à travers un geste pratique qui replace la puissance (d’agir, agency) et le pouvoir (comme fabulation), l’expérience vitale du collectif en tant que telle. Si l’opposition frontale au pouvoir est vouée à l’absorption, à l’écrasement, à l’entropie, si l’ignorance de son existence relève du carnaval, du grotesque, de la futilité, il reste que concentrer toute son attention sur le faire, le dire, le vivre autrement, comme expérience propre du collectif, permet d’insister sur une approche qui est la nôtre, nous qui chaque jour résistons à l’aplanissement des courbes, car nous les aimons rondes et fécondes. Insister sur la compossibilité des modes d’existence pourtant retoqués par « la réalité™ » : être pauvre, être vie·ille·ux, être jeune, être femme, être noir·e, être étrange ou étrangère, alterne ou subalterne, en un mot être queer.


J’espérais apporter quelque chose comme une brique, mais j’ai plutôt l’impression d’avoir commis un bulldozer dans un mur de briques… :thinking:


Peut-être avant de partir, reposer cette singularité, au sens Simondonien du terme, c’est-à-dire ce grain de sable, cette impureté qui, dans un milieu sursaturé, va faire basculer l’équilibre vers un nouvel état métastable. Ce grain de sable qui enraye la mécanique, pourtant bien huilée, de l’usine ; cet « incident voyageur » sur la ligne de chemin de fer ; cette « interruption momentanée du programme » ; la légendaire femme de ménage qui débranche le data center pour passer l’aspirateur et, dans le cœur de la nuit propice à l’ennui, plonge dans le silence et l’inquiétude des milliers de personnes qui soudain réalisent que le flot continu et infini de l’information numérique peut très bien, comme cette économie courante à laquelle il n’y a pas d’alternative, soudain, s’arrêter.


Soudain, quelque chose, comme un retour, sur le mode de la contamination[3], retour sur HeLa et le récit spéculatif de l’esprit (mis en) commun de la souche—elle-même convergence ou nœud des différents règnes du vivant et viral[4]— des cellules immortelles, une fabulation extirpée d’un corps à son insu mais qui a su trouver le chemin de l’immortalité par la conscience collective, fissurant le dispositif technique. Dans HeLa, ce qui est en jeu c’est la ritualisation de l’expérience d’une présence solidaire, par le soin comme don de soi, comme fusion ou greffe au-delà des frontières vécue et perçues de la peau. Mais à la seringue, corps étranger invasif-mais-pas-trop, on a substitué la communion, l’attention donnée, l’énergie mise en partage ; ni calcul, ni incantation, une danse peut-être, le contact des peaux, des souffles, leur synchronisation pour n’être plus qu’un seul corps, une seule inspiration, ce lien irrémédiable du réel et des possibles qui contrefait les changements—la fiction se réalise. Ce sont ces souffles que j’invoque, vos souffles, qu’ils flottent aux vents[5] : elle suffit de la vouloir, elle suffit de cesser de cro·i·ît·re.


  1. seul, mais peut-être pas uniquement, dans le sens où, certes, l’individu apporte toujours (un pan d’)une réponse ; mais c’est véritablement dans le collectif que se situe l’économie d’échelle, c’est-à-dire la manifestation littérale du plus qu’un—où les effets synergétiques peuvent effectivement jouer. ↩︎

  2. voir la contribution de @XavCC « BioMonstration » notamment la dernière partie : « Envelopper à l’expédition » ↩︎

  3. Language is a virus. — W. Burroughs ↩︎

  4. Par ailleurs, Lynn Margulis est à l’origine du classement des organismes vivants en cinq règnes : le règne Animalia, le règne Plantae, le règne Protista, le règne Fungi et le règne Monera. Ces cinq règnes n’incluent pas les virus.

    ↩︎
  5. qu’ils flirtent aux ventes, suggère le correcteur. // car en chutant de leur sobre hauteur sur ce sol solide dans un fracas splendide ces statuettes sordides se décapitalisent. ↩︎

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Sur je crois que la personne qui l’a écrite l’a fait à cette intention.

Je viens de relire la première contribution qui comporte à présent le « non-progrAmme » sur H2O—oh oh, un nuage de chlore vient chatouiller les narines ; cut up! me souffle William S. Burroughs.

ça chatouille

renvoi vers la carte interactive de la qualité de l’eau publiée récemment par le magazine Que Choisir ?. On remarquera que la grille de lecture des codes couleurs est incohérente : dans certaines régions, on teste plusieurs centaines de composés chimiques tandis que dans d’autres seulement une dizaine ; ces disparités cachent bien souvent des pratiques agricoles ou industrielles polluantes…

Voici en attendant une pré-version du PDF de Présence Solidaire pour votre considération d’aut·eur·rice·s—merci de faire des retours dans les deux semaines, spécialement @jean-baptiste dont je n’ai pas encore reçu la dernière version…

https://zoethical.org/share/thx-presence-solidaire.micro.pdf (je mets à jour le fichier au fur et à mesure)

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looking forward to meeting you ^^
(c’est quoi l’adresse du zk ?)

23 avenue de la Verrerie, 1190 Forest

Bonjour à vous toutes et tous,

J’avance doucement dans la documentation sur wiki.

Avant d’aller plus loin, 2 petites questions :

  • L’ajout de précision sur la compatibilité des licence THX Art Libre / KN CC by sa 4.0 vous convient ? Si non, je prends tous commentaires :wink: (voir « de quoi s’agite t’on ? »)

  • Les quelques lignes de contexte concernant Zonnklopper sont elles correctes et sans risques pour toutes les parties citées et non évoquées ? (voir « Eau non potable »)

https://wiki.kaouenn-noz.fr/ateliers:biofabbing:trans-hack-exploration-kaouenn-noz-2021

Je trouve tout super! Particulièrement les parties sur le code génétique, je crois que tu mets les mots sur ce qui me chiffonne.

La compatibilité des licences est intéressante, ouf c’est plutôt ben de savoir que cette possibilité existe.

Selon GNU.org, il y a trois différences notables entre LAL (FAL) et CC-BY-SA :

  1. LAL requiert un lien vers les originaux
  2. la première est incompatible avec la GPL ou la FDL, tandis que la seconde est « compatible avec la GPL dans un seul sens », c’est-à-dire qu’on peut inclure du CC-BY-SA dans un projet GPL, mais pas ressortir depuis les modifications GPL vers du CC-BY-SA.
  3. Si un projet plus large réutilise la partie sous licence LAL de manière à la rendre impossible à extraire, alors ce projet doit utiliser LAL ou une licence compatible (c’est un effet de réciprocité comme la GPL).

Du coup, là dans l’état actuel, ça te convient ? Ou il faut changer ?

Oui et non—dans l’ordre :wink: