Présence Solidaire à Grenoble le 17 octobre

Dans le cadre des 10 ans de Rézine, nous serons présent·e·s à Grenoble (Isère, FR) pour une présentation de Présence Solidaire (publication) - THX, le lundi 17 octobre 2022 à 20H lors de la soirée d’ouverture de la semaine de festivités qui célébreront une décennie de fourniture d’accès Internet associatif et non-lucratif en Isère et en Drôme.

La soirée se déroulera au café-bibliothèque-librairie Antigone, 22 rue des violettes et commencera par un repas à 19H.

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Salut !

Personnellement, Présence Solidaire me semble parler de mon histoire parmi des communautés autogérées, fédérées et internationalistes et qui ont été pour moi une vraie source d’émancipation au début des années 2000. J’ai aussi l’impression que Présence Solidaire évoque des problématiques qui correspondent aux problématiques expérimentées par Rezine. Bref, je m’attends à ce que cette soirée soit vraiment enrichissante !

hk, j’ai essayé de t’appeler et je t’ai envoyé un text, est ce que tu aurais un moment pour discuter ?

A Antigone, nous avons hâte de vous recevoir pour cette soirée !
Chrixtophe pour Antigone

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Bienvenue à toi @Groove ! Cela fait plaisir de recevoir un tel retour : nous semblons (enfin !) avoir rencontré notre lectorat.

Sais-tu quand cette soirée sera annoncée ? Nous aimerions en faire profiter nos ami·e·s également. As-tu des détails sur son déroulement, notamment si cela aura lieu à Antigone ?

Le plaisir est partagé !

Pour annoncer la soirée, il faudrait établir un déroulement, faire un texte de présentation et c’est pourquoi j’ai essayé de t’appeler et je t’ai écris un texto pour qu’on se joigne.

La soirée aura bien lieu à Antigone.

Bon week-end !

Salut !

Dimanche, j’ai pu discuter avec Akka de Rézine de la soirée afin de réaliser un petit texte de présentation pour la soirée, à amender, réécrire, etc, librement mais rapidement… Par exemple, je ne suis pas satisfait du titre, qui a besoin d’être accrocheur pour la propagande… Je vais aussi faire une affiche pour la soirée ce vendredi je pense. Notre (Antigone) communication doit être terminée Vendredi 30 Septembre pour l’envoi de notre newsletter d’Octobre.

Présence Solidaire : Internet et les relations humaines

Soirée d’ouverture des dix ans de Rézine.

« Les outils du logiciel libre sont liés à des communautés et des questions vitales et réelles, ils ne servent pas à remplacer des relations humaines existantes mais à renforcer la capacité d’agir des personnes et les aider à organiser leurs savoirs ensemble. »

Dans nos vies quotidiennes, il est sensible que l’État et le capitalisme produisent des technologies pour traquer, contrôler, soumettre les personnes et la vie à leur domination et ainsi poursuivre leur exigence de profits.

Avec Présence Solidaire, les petites singularités nous proposent une réflexion à partir des corps ; des personnes ; des communautés sur des rapports sociaux basés sur le « Soin Radical » soutenu par la production des technologies libres pour plus l’autonomie collective et d’autodétermination.

Suite à la présentation de leur résidence d’écriture THX, Rézine ouvrira la discussion pour mettre en perspective leurs conceptions, leurs pratiques et leurs enjeux notamment qui participe et bénéficie de cette production de technologies libres.

Ouverture et repas à 19h
Présentation à 20h

Rien à voir avec la communication sur la soirée, une question pour la discussion pendant la soirée :
Il me semble que la production de technologies libres restent marginales ou pire encore : une niche. Que manque t’il pour démocratiser le libre, le rendre plus accessible à toutes et tous ? Pour que “choisir” (je ne crois pas au choix) le libre ne soit pas un petit geste, l’équivalent le trier ses déchets, mais structurellement un meilleur choix et/ou organisation qui marginalise les productions technologiques capitalistes ?

Je sais, la question est vertigineuse !

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J’aime beaucoup le texte que vous proposez pour communiquer sur cette soirée, la question des corps du collectif et du soin, je m’y retrouve pleinement Merci.

Par contre pour ce qui es de ta question

Je crois que cette question ne doit pas se poser en terme d’échelle mais plutôt en terme d’ouverture, de positionnement décolonial et d’accompagnement bienveillant.
La diffusion large est un enjeu qui ne peut être résolu que par l’ensemble de la société, c’est pourquoi je préfère ne pas poser cette question de cette manière. Elle est de l’ordre de l’éducation aux technologie, et de la rupture avec le système existant qui met des smartphones préinstallés par les corporations dans les mains de tous entre autres actes de domination.
Selon moi la position des petites singularités est plutôt dans la persopective de répondre aux besoins des différents espaces de résistances et de les soutenir pour créer un écosystème numérique pour les organisations collectives.
Par ce biais je pense que nous participons à l’ouverture vers le logiciel libre, en s’adressant particulièrement à des collectifs qui sont actifs dans les espaces les plus discriminés de notre société et en proposant un accompagnement et une disponibilité bienveillante, nous parlons au delà de ces collectifs mêmes et dans la force des marges.

J’ajouterai à ce que dit @natacha en évoquant la conception même de ce qu’est la « technologie », ou, ce que, avec Simondon, je préfère employer : la technique. Car la notion de technologie est soumise au mythe de la linéarité du « progrès » technique, et c’est déjà un véritable enjeu de société.

Par exemple, et c’est une goutte d’eau dans la considération des problématiques autour de la « technologie », et aussi c’est pour cela que je choisis cet exemple : les entreprises estiment le coût d’un logiciel au nombre de lignes que compte son code source. Il n’est pas nécessaire d’être ingénieur pour saisir l’absurdité d’une telle comptabilité. Un « code plus verbeux », pour employer le jargon du métier, ne signifie pas nécessairement plus de fonctionnalité ou de meilleures performances, bien souvent le contraire : des répétitions, plus de complication, moins de lisibilité, plus de bugs… Or, il se trouve que l’une des particularités du logiciel libre qui le différencie du logiciel propriétaire est d’ordre technique : comme son code source est accessible, public pour ainsi dire, on peut l’améliorer, y compris en réduisant le nombre de lignes de code, c’est-à-dire en poussant sa technicité, en le concrétisant (pour poursuivre avec Simondon). Il y a donc une compréhension de ce qu’est la technique à résoudre dans la société, afin que le choix entre libre et privatif ne soit pas une question de marketing mais une question technique, une question de société.

Je suggérerai même que l’hypothèse de Sapir-Whorf qui dit que la structure sémantique d’une langue détermine la portée des concepts et la vision du monde des locuteurs peut également s’appliquer à notre entendement de la technique, et que c’est même pour cela que tout n’est pas perdu. Car l’hégémonie de l’imaginaire néolibéral (« Il n’y a pas d’alternative ») est justement remis en cause chaque jour par l’exemple des multiples alternatives qui fleurissent de partout, surtout aux endroits où on les attend le moins. Ici, au cœur du « développement », dans la création technique qui fonde et cimente la société technologique qui s’impose à nous.

Ainsi, en modifiant le regard porté sur la technique, on crée læ technicien·ne parmi les citoyen·ne·s et non pas parmi les employé·e·s des grandes firmes : ce que Simondon appelle de ses vœux, la figure de l’inventeur. Dès lors, « démocratiser le libre » c’est avant tout rencontrer ses usage(r)s, et les placer, comme le dit @natacha, dans une perspective sociale, solidaire, collective.

La question, c’etait pour la discussion pendant la soirée, si vous avez une contre proposition pour cette question, ca me va aussi. Je laisse ca donc de coté pour le moment car ce qui m’occupe c’est la communication pour la soirée.

Donc, corrigez si je n’es pas compris, etes vous ok avec le texte de presentation ? Si non, je prends les contre propositions.

Merci !

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J’ai fait quelques modifications mineures que tu peux voir dans l’historique :

Dans nos vies quotidiennes, il est sensible que l’État et le capitalisme produisent des technologies pour traquer, contrôler, soumettre les personnes et la vie à leur domination et ainsi poursuivre leur exigence de profits.

Avec Présence Solidaire, les petites singularités nous proposent une réflexion à partir des corps ; des personnes ; des communautés sur des rapports sociaux basés sur le « Soin Radical » soutenu par la production des technologies libres pour plus l’autonomie collective et d’autodétermination.

Suite à la présentation de leur résidence décriture THX

Sinon oui, c’est très bien, partons là-dessus !

J’avoue avoir volontaire et facétieusement utilisé le singulier pour “L’Etat et le capitalisme” pour en un bloc inséparable.

Sinon, les autres changements me vont très bien.

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La gêne que me procure le terme « l’État et le capitalisme » au singulier est qu’il me propose « l’État capitaliste » comme alternative, et que là, du coup, on perd la force du pluriel pour réduire la portée du problème posé par l’État lui-même, même avant le capitalisme.

Nous avons publié sur notre site l’événement en essayant de prendre en compte les multiples retours :
https://www.bibliothequeantigone.org/?p=5084

Des retours et modifications sont encore possibles sachant que Vendredi, nous publierons sur les sites infos militants et nous enverrons notre newsletter, donc plus de modifiable possible après cette date.

Merci !

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Merci @Groove !

Attention aux coquilles : commaunautés dans l’image :slight_smile:

Nous relayons également. Le texte me semble parfait.

Oups! Je vais corrigé, merci !