Récit 1 Les révoltes dans les réseaux de mines

A qui apartiennent les mines de Cobalt?

50% des réserves de cobalt se trouvent au Congo. Les mines ont commencé à être exploitées au 20e siècle par l’entreprise minière Belge Gcamines. Puis furent l’objet de lutte pendant la guerre froide, les soviétiques et les cubains ont pris pied dans le sud du Congo où se trouvent ces mines. Ensuite les occidentaux ont repris le contrôle sur le territoire en mettant en place Mobutu, ce dernier a repris Gcamines qu’il a utilisé pour soutenir son régime corrompu et vidé de sa structure. Actuellement les mines qui apartenaient anciennement à Gcamines ont été reprises par la compagnie minière anglaise Glencore et les chinois: Congo Dong Fang filiale de Zeijiang Huayou.

Situation:

Les conditions d’extraction minières au Congo sont archaiques il y a de nombreux mineurs indépendants qui travaillent dans les mines la nuit ou même en plein jour, beaucoup d’enfants sans protection.
Dans la petite ville de Kasulo un homme a trouvé un filon de Cobalt dans son propre jardin il a commencé à creusé dans son salon et est devenu riche, les autres habitants de la ville ont essayé de faire de même, le gouverneur a interdit l’exploitation dans la ville et rapidemment les habitants ont été évictés de leur maison.

Etat des lieux au démarrage de l’histoire:

Il y a de nombreuses révoltes documentées dans cette régions, de fréquentes attaques contre les policiers, lancers de pierre par exemple.
Il y a des mines partout des tunnels villes des mines à ciel ouvert toutes sortes d’infrastructures deliquescentes.
I y a des mines fermées et inaccessibles qui ressemblent plutôt à des camps de travail, mais ce n’est pas le cas partout et il y a aussi beaucoup de Chaos.
Les enfants commencent à travailler dans la mine dès l’age de 3 ans filles comme garçon ielles commencent par laver les roches et transporter les pierres. Plus tard les garçons descendront dans les galeries non sécurisées.
Les familles entières sont prises dans le rêve de la mine, similaire à ce que l’on raconte de la ruée vers l’or.

Enjeux de cette narration

Dans cette histoire la question de l’appropriation culturelle est un éccueil à éviter, une solution serait de mener la narration du point de vue d’un journaliste occidental qui serait venu faire un reportage sur les mines au Congo et se retrouverait pris dans cette révolte. Il serait pris dans différents dilemnes moraux et jeux de pouvoir mais rapidemment serait amené à fournir des informations aux enfants qui eux s’organiseraient pour la lutte.

Structure du récit

Point de cristallisation:

“We used to mine in the bush, in the forest. You stopped us. You gave all the city to big industrial companies. Now we discovered minerals in our own plots of land, which belonged to our ancestors. And now you want to stop us? No, that is not going to work.” Muteba recalled, “People started to throw rocks at the mayor, and the mayor ran away. And, when the mayor fled, the digging really started.”

Références:

Récit long du Newyorker: https://www.newyorker.com/magazine/2021/05/31/the-dark-side-of-congos-cobalt-rush

Analyse de la présence chinoise en Afrique: book review: French, Howard W. China’s Second Continent: How a Million Migrants are Building a New Empire in Africa.

Répertoire des mines:

Blog de voyage à Kolwezi:

Un film:
Kolwezi on air:
Katanga Business

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Quel beau travail de préparation !

J’aime beaucoup cette formulation : the digging really started, j’ai l’impression qu’elle s’applique à ce que nous faisons aujourd’hui.

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Trame:

Narratrice: Noémie, une jeune femme venue travailler dans une ONG à Kinshasa et qui est envoyée à Kolwesi pour y réaliser un reportage sur les conditions d’exploitation de la mine.

Elle découvre peu à peu l’histoire de la région et du lieu et on l’averti bien de ne pas faire de vagues. “Il faut faire attention les enfants qui travaillent ici n’ont pas d’autres moyen de survie, ce sont souvent des enfants orphelins …” “Il faut comprendre que même si ils lavent le cobalt dans la rivipere ils vont quand même à l’école” “Il faut savoir que les trader achète le cobalt des enfants même si il est de petite concentration, pour les soutenir” etc. etc… Bref Noémie n’osait pas faire de vague de peur de nuire à ceux qu’elle voulait aider.

Rebondissement:

Un jour elle a l’occasion de discuter avec un enfant un jeune garçon de 7-8 ans, Zola partle français contrairement à tous ceux qu’elle avait rencontrés jusqu’alors qui étaient toujours traduits par des adultes.
Zola explique que les enfants qui sont ici discutent de mondes différents partagent des envie de voyage aimeraitent connaître son pays mais ne peuvent quitter Kowesi car ils et elles sont soutien de famille.
Il explique également qu’une organisation s’est formée dans les tunnels abandonnés sous les maisons de Kasulo et qu’ils ont installé un système de communication basé sur des résonnances de fils tirés entre les espaces.
Ils et elles se souviennent bien des révoltes de leurs parents et ont l’impressions qu’ils et elles vont être délogés alors que de nouvelles transactions font jour autour de Gcamine entre les belges, les allemands et les chinois.
Ils et elles veulent avoir plus d’informations ils sont fachés ils disent que les responsables ont des noms et veulent savoir lesquels. Ils et elles disent vouloir utiliser des outils raisonnables à leur profit et non au profit des entreprises et veulent connaître les noms des personnes responsables.

Suite:
Noémie est pleine de doute va t elle mettre en danger ces enfants quelle est sa part de responsabilité, est-elle sure de vouloir prendre ce risque pour elle et pour les autres etc…

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Je ne saisis pas cette phrase. Que sont « des outils raisonnables » ? « Raisonnables » pour qui, pourquoi ?

Bon ça y est je décolle vers une nouvelle vie je vais enfin participer à un projet qui me permettra de soutenir les plus opprimés de ce monde. Il y a tant à faire, mais j’ai tout de même un peu peur, on m’a mis au courant de comment voyager en Afrique mais Kinshasa n’est pas sans dangers, heureusement les personnels d’ONG sont bien protégés, nos employeurs ont peur que nous soyons kidnappés contre rançon. Je serais à l’abri du choc culturel et je pourrais avoir une électricité continue pour mon ordinateur et tous mes gadgets électroniques. Et puis rapidement j’irais à Kolwesi la ville minière du Congo fondée en 1938 par l’union minière du haut Katanga (UMHK)), une union Belgo-Britannique qui a reçu le droit d’exploiter tous les gisements de cuivre situés dans une concession de 20 000 km2 du Katanga à l’époque colonisé par la Belgique.

Ouf ces quelques jours à Kinshasa ont étés plus éprouvant que je ne l’imaginais, même dans mon hôtel climatisé je me suis sentie épuisée par cette mégalopole plus de 17millions d’habitants deux fois et demi de plus que la Métropole de Paris… Kolwesi est plus petite, la mine est présente partout, dans la poussière du quotidien, tout le monde travaille pour une mine ou dans une coopérative. De nombreux “creuseurs” ont une méthode de travail dite !!artisanale!! c’est à dire qui n’est pas très différente de la façon dont on envisageait la mine au moyen-age. Je ne devrais avoir aucun problème à trouver des candidats qui répondront à mes question pour ce documentaire sur le travail des enfants dans les mines. On l’a bien vu il y a quelques années lorsqu’un filon de Cobalt à été découvert sous le quartier de Kasulo, tout le monde s’est mis à creuser dans son jardin dans les rues partout, de vrais tunnels on voyait que les gens avaient de l’expérience; tout le quartier est devenu une mine chaotique, avant que les habitants ne se fassent expulser de leur maisons au profit de la Sicomines (filiale Sino-Congolaise de la Gecamines qui a succédé à l’UMHK). Je dois dire mon employeur Amnesty International a également facilité cette régularisation en faisant valoir dans ses rapports combien le travail des mineurs artisanaux était propice à l’exploitation des enfants, et la nécessité de professionaliser les mines par le biais du rachat des mines. Cependant les habitants n’étaient pas contents, ils disaient: “We used to mine in the bush, in the forest. You stopped us. You gave all the city to big industrial companies. Now we discovered minerals in our own plots of land, which belonged to our ancestors. And now you want to stop us? No, that is not going to work.” Muteba recalled, “People started to throw rocks at the mayor, and the mayor ran away. And, when the mayor fled, the digging really started.” néanmoins, C’est à la suite de ce succès que s’inscrit mon documentaire pour essayer de comprendre précisément comment est organisé le travail infantile.

Oui je sais c’est un sujet complexe, d’autant plus que finalement c’est devenir “Creuseur” est bien souvent la seule issue pour ces enfants. Il faut avouer que malgré tout il y a une solidarité autour d’eux, par exemple les négociants que l’on trouve partout au bord des routes leur achètent toujours le cobalt qu’ils amènent, même si celui-ci est de pauvre qualité et qu’ils ne peuvent pas en faire grand chose; ils savent bien que ces pauvres enfants n’ont que ce moyen pour survivre… Ce sont souvent des orphelins qui ont été adoptés par un oncle ou une tante, leur travail sert à financer les études des autres enfants…

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Zola sort à peine du tunnel de la mine il y a passé les 12 dernières heures et a eu bien peur de ne pas pouvoir en ressortir alors qu’il commençait à avoir des difficultés à respirer. Il est soulagé de trouver ses camarades plus jeunes que lui en train de laver les cailloux à la rivière et de chercher avec leurs mères dans les carrés miniers. Filles et garçons nettoient et transportent les morceaux de pierre extraits par les enfants plus âgés et les adultes afin de mettre à jour le Cobalt qu’elles contiennent, aujourd’hui la journée à été bonne et ils sont nombreux. Peu à peu tout le monde arrive au bord de la rivière plusieurs font des aller retour pour aller échanger leur butin contre quelques francs, chaque fois moins, alors que le coût de la vie augmente toujours; cela fait un moment que les enfants sont désillusionnés, mais malgré tout iels continuent de croire au rêve de la richesse promise par la mine. Leurs parents préféreraient qu’ils aillent à l’école, mais iels n’y croient pas ne voyant pas d’autre issue que de creuser.
Récemment un homme a fui après avoir exploité en cachette un filon de Cobalt sous sa maison, et tout le quartier s’est mis à excaver son jardin et les rues adjacentes, mais rapidement les habitants se sont fait expulser et la CDM a pris en charge la nouvelle concession; tout le monde à bien vu que le rêve de devenir riche par le Cobalt ne parviendrait jamais, la police complice des industriels reprendrait toujours la main n’hésitant pas à t’expulser de ta propre maison, mais tous y croient pourtant encore comme une addiction. Nous l’avons bien vu le 18 octobre 2018 ² lorsque nous avons été sortis par les armes et 18 d’entre nous sont morts, et c’était loin d’être la première révolte. D’ailleurs ces dernières se sont multipliées ces derniers temps, il faut dire qu’il n’y a presque plus de terrain qui ne soit contrôlé par les corporations et lorsque nous allons sur les terrains de nuit nous sommes chassés violemment et battus par la police qui est au service des patrons chinois.
Dans le nord Kivu il y a de nombreux mouvements citoyens comme ceux menés par le groupe Masisi mon Berceau qui se rebellent contre les exaction des militaires au service des entreprises minières. ¹

Les “creuseurs” artisanaux sont organisés en coopérative mais ils doivent cependant mais doivent cependant vendre leur minéraux aux revendeurs indépendants mais le plus souvent associés à la CDM (propriétaire des plus grosses mines) ³ Les enfants sont souvent exposés à des minéraux radioactifs, à des blessures et à des maladies mortelles et douloureuses lorsqu’ils travaillent pour extraire le précieux minerai.

Aujourd’hui tous sont abattus par les événements récents Trésor et Michel ont été bloqués dans un conduit qui s’est écroulé personne n’a pu les faire remonter, la tristesse de tous est immense le silence règne malgré cette journée plutôt bénéfique. C’est un deuil que tous connaissent la plupart des familles on déjà perdu un ou plusieurs enfants dans la mine.

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Mais cette fois ci. c’en était trop, trop de tout trop d’injustice dans les transactions, trop de douleur, et puis les exactions des militaires qui empêchaient les creuseurs de faire leur travail… Et maintenant ces 2 jeunes morts qui viennent s’ajouter aux autres. Trop vraiment trop la colère se répand comme une trainée de poudre.
Zola pris d’une impulsion soudaine lance: “et si nous allions récupérer notre dû chez les collecteurs de la CMD.” Oh quelle intuition, ce mouvement va transformer notre histoire, oui il sera inspirant pour ce petit groupe qui vq immédiatement ramasser pelles et tamis pour se diriger vers la route où se trouvent les collecteurs et les stands des acheteurs la plupart chinois quelques Libanais et d’autres dont on ne connaît pas très bien le parcours.

En tamps normal les relations sont plutôt paisibles et chacun reste à sa place de son côté du comptoir et de la balance… Tout le monde sait bien que derrière le comptoir se cache une arme et que la milice et la police militaire pet toujours intervenir en cas de besoin… Mais aujourd’hui tou.te.s sont remontés et plus personne ne réfléchit au risque.

Zola attend depuis longtemps ce moment, avec ses camarades il s’y est préparé iels ont de nombreuses idées. Zola en discute avec

Moreover, there is a second initiative which consists of making it more official by getting rid of purchasing offices, intermediaries etc. The informal sector is slowly (really slowly) disappearing. The initiative is to redirect all the trade to one single centre of business in the Musompo site. In theory, miners will only be allowed to bring cobalt from the oficial artisanal mining sites and only three research centres will verify the origin of the materials. However, the miners do not think it is a solution. The artisanal mining is being really limited because multinational corporations buy the land. Also the Chinese buyers will just move to another region. Finally, miners will move to another type of material such as Uranium if the cobalt is too difficult to make a living out of it.
Source: https://ejatlas.org/conflict/kolwezi-ecological-and-sanitary-disaster
Inspiration

https://www.nowness.com/story/katanga-the-female-slum-boxers-of-kampala-robert-mentov-dwight-jantzi

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Noémie est maintenant en route pour Kolwesi en chemin elle continue de s’informer sur les fonctionnements des mines artisanaes, qui sont aussi l’objet de nombreuses révoltes. Noémie lit dans les journaux: "Le 07 octobre 2018, des creuseurs artisanaux de Kolwezi ont protesté contre leur évacuation forcée de la carrière de KOV, appartenant à la société Kamoto Copper Company (KCC). La horde estimée à plus de cinq mille personnes s’était attaquée au poste de la Police nationale congolaise (PNC) de Luilu (Commune de Dilala) d’où elle aurait libéré des détenus en attente de procédure judiciaire et emporté des dossiers en instruction. " ¹

Un peu plus loin elle peut encore lire: “Les malades, les accidentés et les morts sont éliminés et remplacés par un système naturel de la survie du plus apte. Les remplaçants ne sont pas à chercher. Pourvu que l’extraction ne s’arrête pas ! Sans syndicat ni encadrement juridique, les creuseurs s’avèrent être des « voyous » et « barbares dangereux ». (Réaction du Gouverneur Muyej du 07 octobre 2018).”

Elle se questionne comment ces analogies littérales entre les creuseurs et les animaux et par extension des attaquants barbares, peuvent elles être publiées dans la presse nationale Congolaise. Comment est-ce accepté et quelle est la signification d’un tel récit… En occident, on dirait plutôt des manifestants, des insurgés un groupe mais une horde!.. Il s’agit vraiment, pense-t-elle, de les montrer comme la part sombre de la société, quelque chose qui habite nos inconscients…

Noémie poursuit sa lecture de l’article, elle est encore frappée par le langage utilisé par cet organisme de défense des travailleurs Congolais qui pourtant a des demandes assez précises de justice sociale et de fin de la corruption. “[…] la logique du creuseur artisanal qui n’est pas suffisamment protégé par l’Etat; […] son dur labeur est quasi gratuit et ses revendications ne sont pas encadrées.” à la fois romantique et imprécise la tonalité de cette phrase ne sonne pas comme une reconnaissance d’une lutte des classes existante, pourtant les creuseurs eux ont l’air de vraiment savoir ce qu’ils veulent…

Mais voici que sa voiture arrive à Kolwesi elle va pouvoir s’installer.

Le lendemain elle sort pour aller, accompagnée de l’équipe technique et d’un garde, sur le site des carrés miniers ou femmes et enfants sont en train de laver et de trier les roches extraites de la mine. Elle y passe la journée observe leur savoir faire à différencier à l’oeuil nu les différentes roches et leur concentration en Cobalt pour faire des sacs ayant le plus de valeur possible sur le marché. Le soir elle commence peu à peu se sentir à l’aise et elle a déjà réussi à faire quelques images d’enfants et même recueillir quelques paroles d’enfants secondés par des adultes (il ne parleraient jamais seuls), elle commence à penser qu’elle a suffisamment de matériel et peut rentrer à Kinshasa.
Soudainement elle perçoit une agitation, une rumeur court elle ne comprend pas tout, il y a visiblement eu un drame. Son traducteur lui explique qu’il y a encore eu un éboulement dans un tunnel minier et que au moins 2 enfants sont morts et l’on cherche encore une dizaine de personnes.
Noémie décide d’aller sur le site pour ajouter quelques images “choc” à son reportage, elle se dit que c’est ainsi qu’elle convaincra les gens de soutenir les interventions des corporations occidentales qui visent à réglementer le travail des creuseurs artisanaux pour le sécuriser.

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Noémie allait partir lorsqu’elle voit un jeune homme parler avec un engouement particulier, elle demande à son interprète de quoi il s’agit, celui-ci rechigne un peu “Zola est le camarade des enfants décédés, dit-il rapidement” puis il insiste, “Vite vite il faut aller voir la mine avant que la police ne ferme le site”, Noémie est curieuse elle a envie de rester mais elle suit son équipe vers le site de l’éboulement ou il y a tout un attroupement de personnes officiels de la mine badauds famille et déjà les militaires; Noémie peut néanmoins prendre quelques photos et recueillir les paroles des responsables “C’est scandaleux ces creuseurs travaillent sans permis et sans protection, nous n’étions pas au courant de leur présence dans ce tunnel qui devait être fermé bientôt, il faut absolument réglementer, les empêcher de venir illégalement sur notre site”
Bien sur Noémie est d’accord il faut réglementer le travail des creuseurs artisanaux d’ailleurs la Coopérative d’exploitation minière fondée par l’état est là pour cela.
Noémie tourne la tête et voit un attroupement au loin vers la route principale, elle entend des cris et décide de se rapprocher pour faire quelques photos.
Zola est en tête suivi par un large groupe d’enfants ils et elles sont en colère et s’attaquent aux acheteurs chinois Indiens et Libanais installés au bord de la route, curieusement Noémie ne voit pas les militaires qui étaient pourtant là ce matin, ils sont sans doute partis accompagner les transports de fonds des échanges de la journée.
Quelques jours après de retour à Kinshasa elle décide d’en discuter avec le journaliste dont elle a lu l’article.
“Sais-tu qui était ce jeune qui semblait mener la révolte”
“Oui, c’est Zola on a beaucoup parlé de lui dernièrement, les jeunes ont réussi a prendre le contrôle de la route principale et ont centralisé les négociations avec les négociants pour imposer leurs conditions, ils et elles sont soutenus par les rebelles le gouvernement a peur car le mouvement indépendantiste du Katanga est très fort”
En rentrant Noémie trouve un papier dans sa cambre d’hotel: Si vous voulez nous rencontrer venez sans avertir personne demain soir a XXXX signé les révoltés de la mine" La proposition va contre toutes les règles de prudence pourtant Noémie est vraiment tentée…

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Noémie se retrouve embarquée avec le jeune groupe de retour à Kolwesi, le trajet lui a paru interminable dans ces camions cahotants cachée sous des sacs accompagnée d’homme armées, Noémie n’est pas prête pour cela, elle est terrorisée.

“Bienvenue, nous ne vous ferons aucun mal nous sommes vraiment heureu.se.s de te voir ici nous aimerions faire entendre notre voix et nos revendications”
“Je ne peux pas je suis malade, je n’ai pas le pouvoir que vous croyez que j’ai ramenez-moi à Kinshasa je veux parler à ma famille”
Noémie s’évanouit, à son réveil Zola est auprès d’elle, il lui tend un bouillon elle ne sait pas si elle peut manger cette nourriture, elle panique.

Quelques jours après Noémie est un peu remise, elle est toujours attachée dans sa cabane en pleine brousse les enfants passent régulièrement la voir mais les conversations sont limitées au peu de mots français en commun.

Ça fait maintenant 2 mois que Noémie est dans ce petit village de la jungle du Katanga, elle ne songe plus à partir certes les siens lui manquent et ne souhaiterait qu’une chose retrouver un confort occidental, mais la zone est quadrillée il y a des militaires partout, elle ne saurait comment partir; et puis il faut bien le dire elle a appris énormément depuis qu’elle est ici. Elle a tout de même été soulagée lorsque l’instituteur du village vient lui proposer d’emménager avec sa famille.
"Je connais tous ces enfants ils et elles sont tous passés par l’école mais ils et elles ne sont pas restés ils et elles ne parviennent pas à voir leur avenir en dehors de la mine. "

Zola rentre dans la pièce il semble tellement heureux, "Nous avons réussi à vendre le Cobalt, nous avons de l’argent pour vivre les 3 prochaines années. Il y a de plus en plus de personnes qui nous rejoignent nous allons maintenir l’indépendance du Katanga, les chinois ont accepté notre prix et les occidentaux ont fait un label “fair mining”.

Noémie se souvient de ces mois de lutte, de toutes les tensions des milices en permanence dans les rues. Mais les occidentaux n’ont plus intérêt à mener d’intervention militaire dans cette partie du monde désormais contrôlée par les entreprises chinoises, et les chinois ont un autre mode opératoire, ils préfèrent prendre patience et négocier. Ce soir elle le sait ce sera une grande fête.

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beau texte! mais je trouve la dernière partie (la fin?) trop rapide ; elle mériterait à être développée!

sinon, quelques autres remarques:

manque un bout, là, non?

au sujet de négociants qui achètent aux enfants, tu peux peut être développer et t’inspirer du champignon de la fin du monde d’anna tsing?

enfin, il y aurait une harmonisation à faire pour l’écriture inclusive (tu utilises “ils”, “iels” et puis “ils et elles”) et puis parfois, il manque des mots ou il y en a en trop, comme là:

Oui j’ai encore plein de choses qui ne sont pas résolues, le sujet est brulant, et oui je vais essayer de mieux développer la fin. J’essaye d’éviter d’aborder les enjeux de géopolitique car c’est trop pour moi du coup j’évite un peu certains sujets… Mais imaginer une révolte dans les mines qui ne se termine pas par une répression militaire me semble vraiment important.
Bref je continue les recherches et l’écriture.
Merci pour tes retours sur les pronoms et le style je vais reprendre ça.

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Noémie sort de l’école ou elle est hébergée, elle se remémore ce dialogue avec un soldat, cela faisait déjà quelques semaines qu’elle était là et elle commençait à comprendre qu’elle était un peu chez elle ici.
“Je me demande comment tu es arrivé ici je ne connais même pas ton prénom, est-ce que tu né au Katanga?”
“…”
“Il me semble que tu es bien jeune pour porter une telle arme”
“…”
Noémie n’osait pas insister elle s’apprête à tourner les talons… Soudain
“et toi d’ou vient tu qu’est ce que tu fais là, va tu encore raconter des mensonges sur ce qu¡il se passe ici, dire au monde entier que nous sommes des rebelles des enfants soldats meurtriers et provoquer la venue des casques bleus qui vont encore ponctionner nos ressources.”

Noémie n’est pas bien sure de comprendre “Mais nous ne sommes pas dans le nord Kivu ici, il n’y a pas de tension frontalière ni de soldats ugandais , les casques bleus ne sont pas là encore.”
“Tu sais la 2e guerre du Congo était une guerre globale elle continue à affecter tout le monde, nous ne voulons pas rentrer dans ces logiques d’alliance ici, nous ne comptons que sur nous mêmes, les indépendantistes katanguais, et notre seul objectif est la maitrise de notre marché afin de controler nos prix. Nous ne voulons pas non plus du paternalisme occidental qui s’engage par toutes sortes de labels équitqbles à vérifier nos conditions de travail selon leurs critères d’exploitation; nous sommes des creuseurs indépendants nous souhaitons le rester, notre seul besoin est le contrôle de notre terre et de notre sous sol”

Noémie s’assied, elle est submergée, les creuseurs et les rebelles ont pris le contrôle de toutes les routes, elle se dit qu’elle a quelques amis activistes à Bruxelles, elle ferait bien de lancer un appel à solidarité, pour que l’histoire de ces enfants soit racontée et qu’elle inspire d’autres récits, et sourtout que leur histoire les protège.

Aujourd’hui Mama Naya et les milices armées ont revendiqué l’indépendance du katanga.

“In fact, I cannot find a single country that was a democracy in the strict sense we understand it today and then developed. On the contrary, historic evidence shows that democracy was a byproduct of the development process, not a cause of it. The same applies to corruption and respect for human rights. This fact is so stubborn that even countries that are rapidly transforming right in front of our eyes today, China and Vietnam, are not exemplars for the respect of human rights or democracy and both are struggling under the weight of corruption.”

Souces:

Au sujet des milices, mai mai et des mouvements armés d’indépendance qu katanga:
https://www.refworld.org/docid/534f99be4.html
https://www.refworld.org/docid/534f99be4.html

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Illustration: Little Kadogo, I am for Peace, That is Why I Like Weapons, 2004 by Cheri Samba the painting is the owned by the Jean Pigozzi African art collection, I will ask them and the artist for a courtesi as I would really like this image to be in my text.

Bien sure Noémie voi bien que la mutiplication des armes et ne peut manaer que vers une catastrophe surtout pour ces enfants souvent sous l’influenece de diverses substances qui se sentent surhumains. Mais elle ne peut s’empêcher de comprendre qu’ils ne veuille pas mourir dans la mine,
Les autorités congolaises ont délivré des permis d’exploitation a de nombreuses entreprises étrangères qui les conservent à des fins de spéculation sans les utiliser. Nulle part ne voit-elle dans dans les articles produits par les différents centres de recherche et les ONG que le Congo pourrait être maitre de son sous sol, et nottament fixer les prix au bénéfice des Congolais; non ceci n’est jamais mentionné, on ne parle que de contrôler les rebelles et d’une nécessité d’interventionisme des occidentaux pour contribuer aux différents labels de “bonne conduite.”

D’ailleurs il y a de plus en plus de manisfestations demandant le départ de casques Bleus du pays, surtout dans le nord kivu, l’autre jour à Goma, les manifestants ont failli avoir gain de cause, il doit bien y avoir une raison pour la colère de ces personnes.

Permis d’exploitation miniers au Congo: DRC Mining Cadastre Map Portal � Trimble Landfolio