Prendre Soin

Nous y voilà, notre espace social préempté par un discours de guerre et les espaces solidaires joués par des politiciens qui parlent de sacrifice au bénéfice d’on-ne-sait-quelle communauté.

L’organisation est une stratégie d’alliances qui n’engage pas seulement des humains, tout comme la construction de nos systèmes, elle engage différentes espèces et tous les éléments.

La question devient alors : nos organisations sont-elles tissées ? Et si oui, où sont les alliances et les espaces de transformation existants ?

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Sources

La version courante est v1.0 (OZR, 012020-09-11) et précède un premier tirage à 200 exemplaires.
La version précédente était est v1.0b (ZAD, 012020-08-28) et faisait suite à une impression de pré-version le 25 août.

Illustrations extraites de l’atelier « Mind Map » mené en août 012020 à Ozeraine par Aay, natacha et hellekin, sauf « Consent », extrait de Not Found On (https://notfoundon.org) par Aay.

Extraits de textes

  • Bulles extraites de « En équilibre sur un brin d’herbe » par LD, à paraître

Citations

  • « Le droit universel à la respiration » par Achille Mbembe,
    in Enquêtes Critiques, 6 avril 2020
  • « Geontologies, Requiem to Late Liberalism » par Elizabeth Povinelli, Duke University Press, octobre 2016, ISBN: 978-0-8223-6233-3

Textes en intégralité

Poursuivons la discussion

Nos réseaux tissés (extrait)

L’organisation est une stratégie d’alliances, elle n’engage pas seulement des humains.

Tout comme la construction de nos systèmes, elle engage différentes espèces et tous les éléments.

Par ailleurs, tandis que la plupart des ontologies qui accordent une place au non-humain ne saisissent pas les politiques humaines qui les dominent, certaines espèces spécifiques, telle le virus – historiquement en raison de son omniprésence, de la difficulté de le saisir et d’en prendre le contrôle – tendent à devenir un point nodal d’articulation des discours et des politiques.

Quelle forme ou géométrie ces diverses alliances peuvent-elles prendre ? Nombre d’arguments ont été avancés à propos des chemins à prendre au sein des groupes et des possibles sphères d’interférence. Povinelli, dans son « anthropologie de l’autrement » les présente comme des espaces ensaqués et nous rappelle que « all embagged spaces are the result of not merely two strings hanging from the end of an open, if concealed mouth, but many strings tying and retying the body and its contents. » La question devient alors : nos organisations sont-elles tissées ? Et si oui, où sont les alliances et les espaces de transformation existants ? Plus précisément, je situe le ‘nous’ du côté des groupes qui déjà étaient dotés entre autres d’outils de pensée politique critique, de modes de vie partagés, d’outils numériques indépendants, et sont à de nombreux égards privilégiés au sein de la société occidentale. Nous avons aussi, quoique à bien des égards moins violemment que d’autres, été piégé·e·s dans une « pandémie mondiale », dans quels espaces liminaires situons-nous les apprentissages collectifs pendant le traumatisme que nous traversons ? Quelles sont les formes d’organisation qui se mettent en place pour contrer la crise et qui, plutôt que de prétendre à la résilience, offrent des propositions pérennes et ouvrent des voies de recherche ?

Remerciements

Merci à toutes les personnes qui ont rendu cet été si chaleureux et propice à ce retour tant attendu à l’anormal, afin de poursuivre les luttes malgré l’interruption momentanée de tout – sauf des programmes.

Grand-mère soleil, Maël et Marie, Nemo et ses amis, Ingrid, Noël et Lou, Opa et Oma, Carol et la tribu de Tirinti, Delphine et les amazones de Lescun, Pauline et Yan, nos visiteuses estivales et Louis, Servane, Jackie, Marie et Cécile de l’Épicerie sans Fin, Laure et Olivier du Moment Librairie, les colloc’ d’Autevielle et de Carresse, les product·eur·rice·s des marchés de Sauveterre, Salies et Dona Paleu, les montagnes d’Iparralde et les gaves du Béarn, les ciels noirs étoilés, les forêts sombres et les sorcières partout.

Merci pour vos inspirations.

Poursuivre ensemble…


  1. La visualisation sur écran est meilleure en utilisant le rendu sur deux pages (paires) ↩︎